FIPAU 2006 : Recompenses remises pour les films autochtones
Etait present sur le Fipau les sioux lakota representés par

LES HAÏDA
Lorsque je suis arrivée sur le Forum Mercredi matin la chose qui m’a surprise c’est le manque de monde, pour un événement d’une telle importance. Il faut dire que le temps n’était pas de la partie.
Mon premier contact fut avec les Haïda qui débuta à 10h avec les Chants de la mer et les tambours de la terre.
Chants et danses traditionnels haida interprétés par une quinzaine d’artistes haida. Le rythme du tambour est le battement du cœur de la Terre mère. C’est le tambour qui réunit les gens autour de chants qui racontent l’histoire de toute la culture et de tout l’environnement haida.
Il faut expliquer La relation des Haïdas à l'océan est immémoriale, et ses racines remontent au début des temps, quand le Corbeau a réussi à convaincre les humains de sortir d'un coquillage, sur une plage de Naikun (pointe Rose), à l'extrémité nord de Haida Gwaii.
Au FiPAU , La délégation haida est constituée de chefs héréditaires et politiques, d’aînés respectés, d’enfants, de linguistes, hommes et femmes de médecine traditionnelle, ainsi que d’artistes (sculpteurs, tisserands, chanteurs et danseurs).
Les Haida vivent depuis 9 000 ans sur la terre d’Haida Gwaii, en Colombie Britannique au Canada. Depuis l’arrivée des premiers Européens, la nation haida a dû faire face à de nombreux désastres, dont une épidémie de variole qui a décimé 95 % de la population en 1863. Il ne restait que 500 Haida au début du siècle dernier ; aujourd’hui, on en recense quelque 4 000 représentants. La culture haida a survécu grâce à l’énergie de certains artistes. Aujourd’hui l’art haida remporte une reconnaissance nationale et internationale.
Le combat actuel des Haida porte sur la protection des rivières, des forêts et des océans. Ce peuple lutte contre la déforestation et l’invasion des entreprises dont le but est d’exploiter la richesse de leurs sols (bois, pétrole et gaz principalement), et revendique ses droits territoriaux. Depuis les années 1990, les Haida tentent de faire reconnaître leurs droits ancestraux sur les îles de la Reine Charlotte La nation a entrepris des procédures judiciaires afin d’obtenir la propriété de Haida Gwaii. Au printemps 2002, la cour d’appel de la Colombie-Britannique rendait un jugement qui obligeait le gouvernement canadien à consulter la nation haida avant toute exploitation de son territoire ancestral. Les Haida mènent également une action contre les pays et leurs musées anthropologiques qui ont pillé leurs objets rituels d’art traditionnels et leurs ossements. Un grand mouvement est en marche pour le rapatriement et la restitution de ces oeuvres.
Puis visite à Evelyn Vanderhoop qui m’a très aimablement accueilli et m’a donné toutes les explications sur leur tissage. Mais que je vous explique qui est Evelyn
Evelyne Vanderhoop est Haida qui appartient à la famille Git’ans Git’anee de Masset, Haida Gwaii, en Colombie britannique. Elle est une descendante d’une famille d’artistes. Sa grand mère, Selina Peratrovich, à titre de vannière Haida, était « mémoire vivante ». Sa mère, Delores Churchill, continue de tisser et à enseigner comme l’a fait sa propre mère. Ses deux sœurs Holly et April Churchil, sont également tisseuses, memoire-vivantes, artisanes d’insignes cérémonials et chefs de groupe de danse.
Evelyn embrasse jeune la carrière d’artiste, au secondaire, elle assiste à des cours d’été à la school of Fine Arts de Banff, en Alberta. Elle obtient un baccalauréat es arts de la Western Washington University, à Bellingham (Washington). En 1972 et en 1976, elle étudie l’art dans les grands musées européens au cours de l’été. Son expérience artistique comprend l’art traditionnel haïda et, plus récemment, le tissage de style northern géometric (queue de corbeau) et tissage à la manière chilkat.
Evelyn est heureuse de faire parti du groupe Gil Hoan qui se produit cet été au Musée canadien des civilisations. Elle a à cœur de partager la riche culture des autochtones de la cote ouest avec les visiteurs du Musée. Il en fut de même pour nous sur le forum.
Il faut une patience d’ange pour exécuter ce tissage qui se fait avec un fil très fin. Les couleurs que vous voyez sur le métier sont les seules couleurs utilisées (1ere photo) elle m’a expliqué qu’il fallait parfois de nombreux mois pour fabriquer une seule pièce, et que ces pièces à ces couleurs étaient portées uniquement par les chefs. Si j’ai bien compris il n’en reste plus que 6.
Un autre travail effectué par les Haida des pièces faites avec des boutons de nacre, ce sont en principe des grandes pièces. Des manteaux ou des tentures. Une des leur est d’ailleurs modélistes et fait des vêtements splendides que j’ai pu admirer mais hélas pas de photos et toujours avec leurs motifs propres
Pour en savoir plus sur les Haïda je vous conseille de lire :
http://www.civilization.ca/aborig/haida/haindexf.html#menu
http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Haida/
http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-72-1096/arts_culture/bill_reid/
adresses données par les Haïda du Forum
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Le FIPAU ne reviendra pas

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